Le consentement, c’est attirant!

1 août 2022 | Par Kelly Laramée | Femmes, Santé mentale, vol. 20, no 4

Le vendredi 16 septembre 2022 se tiendra la 41e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes, un évènement en vue de prévenir, sensibiliser et lutter contre ce fléau. Cette année, la journée se déroule sous le thème Se parler, en parler : vers une culture du consentement! Pour plusieurs personnes, un consentement sexuel reste un concept flou. Dans les faits, il s’agit de l’accord donné par une personne pour participer à une activité sexuelle. Voici certaines règles pour s’assurer de le respecter.

Le consentement sexuel doit être libre et éclairé, puis accordé à chaque nouvelle activité sexuelle.

D’abord, cet accord peut être donné de façon verbale ou non verbale. Il demeure toutefois primordial d’être attentif à l’intonation de la voix, aux paroles ainsi qu’au non- verbal. La personne doit être enthousiaste et doit participer activement à l’activité sexuelle. Si elle semble hésitante, préoccupée ou mal à l’aise, il est impératif de cesser l’acte sexuel et de la questionner. Voici des exemples de questions qui peuvent être posées : aimes-tu ça? Veux-tu que je continue? Quelles sont tes limites? Tu me sembles inconfortable, es-tu sûr d’être à l’aise avec ça?

De plus, pour valider le consentement sexuel, ce dernier doit être libre et éclairé, c’est-à-dire donné de façon volontaire. Une personne ayant des activités sexuelles par crainte de répercussions négatives n’est pas libre de consentir. Il en est de même pour une personne en état d’intoxication volontaire ou involontaire inapte à conduire une automobile, qui trébuche ou qui est inconsciente.

Le consentement doit être accordé à chaque nouvelle activité sexuelle. On peut consentir à avoir des rapports bucco-génitaux, mais refuser des relations sexuelles avec pénétration par la suite, et ce, même si on a déjà consenti par le passé. Le consentement est fragile et peut se retirer à tout moment. Une personne qui continue malgré le refus de l’autre commet une agression sexuelle punissable par la loi. Pour le CALACS Agression Estrie, un consentement ne s’achète pas. Par conséquent, une personne qui donne de l’argent ou toutes autres choses en échange de services sexuels n’obtient pas un consentement libre, éclairé et n’est pas en position d’égalité avec l’autre personne.

Si tu t’identifies en tant que femme et que tu crois avoir vécu une agression sexuelle, n’hésite pas à nous contacter au 819 563-9999, c’est gratuit et confidentiel!

Kelly Laramée, intervenante au CALACS Agression Estrie

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