Le vêtement n’est pas qu’objet de mode
«Ah! Je ris de me voir si belle en ce miroir», chante Bianca Castafiore dans les bandes dessinées d’Hergé, père de Tintin. J’entends peu de femmes dans mes ateliers me verbaliser cette grande joie devant leur miroir. Au contraire, nombreux sont ceux et celles qui se regardent dans un miroir déformant et se laissent abattre par la perception erronée de leur image affectant ainsi leur valeur tant dans leurs rapports sociaux que professionnels.

La mode s’expose, le vêtement s’explique
Parler de relation au vêtement est hasardeux parce que l’étude des comportements vestimentaires est automatiquement associée à la mode, qui, elle, est montrée du doigt. Les conséquences de la mode éphémère (fast fashion) et ultra-éphémère (mode express) n’ont pas de quoi nous réjouir et peuvent brouiller notre rapport au vêtement qui n’est pas qu’un objet de mode.
Il est davantage notre deuxième peau et il parle de nous. Il est bavard, parfois aussi bruyant qu’une fanfare, à notre insu.
C’est un bluffeur, un complice capable de brouiller les cartes à notre avantage. Se vêtir est une affaire de personnalité, de boulot, de statut social, de peur d’oser, de timidité, d’exagération, de coquetterie, d’intimité, d’affirmation ou d’annulation de soi, de décorum, de discrimination, de préjugés, de « je n’ai rien à me mettre », « je ne trouve rien dans les magasins ».
Parler d’image n’est pas la mince affaire. La diabolisation de l’apparence brouille encore aujourd’hui notre relation avec le vêtement.
Pour plusieurs, par manque d’informations sur le sujet, se soucier de son apparence est considéré comme artificiel, nombriliste, au nom de l’authenticité, terme (sur)utilisé à toutes les sauces.
Pourquoi ne parle-t-on pas davantage de l’Humain derrière ce geste quotidien de se vêtir, des émotions associées à ses tenues, de l’importance d’habiter son vêtement avec conscience ?
Nos choix vestimentaires ne sont jamais totalement désintéressés.
Je vêts bien, au-delà de la mode, comprendre notre rapport au vêtement
Sous forme de conférence, au profit du Journal de rue de l’Estrie, je propose une réflexion pour approfondir un volet de la connaissance de soi, rarement abordée : « Le regard que l’on porte sur soi, sur son corps et dans sa relation au vêtement est-il approprié ? »
Pour mieux y répondre, les thèmes suivants seront abordés : le vêtement comme outil de communication, l’image sensorielle, la mémoire vestimentaire, les phobies vestimentaires, le corps, l’âge, la difficulté de se définir.
Conférence de Luc Breton
Mercredi 27 août
Accueil à 18h (café et desserts) Conférence de 19h à 21h
Maison bleue au Parc du Domaine-Howard au 151, rue de l’Ontario à Sherbrooke
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