« Ça va pas bien au Québec »
Hier, je suis allé voir un ami, il attend pour avoir un médecin de famille depuis six ans. Inquiet pour sa santé, il s’est décidé à consulter un médecin au privé, qui l’a dirigé vers un dermatologue. Première facture: 1600 $. Je n’ose même pas imaginer le montant de sa prochaine facture, un spécialiste, ça coûte cher. Avec une pension de 1700 $ par mois, il est obligé de payer avec sa carte de crédit. Donc, pour se faire soigner, il doit s’endetter.

Pour ma part, actuellement, je prends un milligramme d’Ozempic par mois, payé par la RAMQ. J’aurais besoin d’un milligramme de plus, mais il faudrait que je le paie de ma poche : 300 $.
Je n’ai évidemment pas le budget pour m’octroyer cette dépense mensuelle de plus, à moins que je coupe sur d’autres besoins essentiels, comme la nourriture.
Les moins nantis s’appauvrissent davantage : le coût des loyers et les augmentations ont explosé, sans compter le panier d’épicerie qui ne cesse de grimper.
Sur Facebook, on peut lire la grogne de plusieurs. Les gens sont très fâchés et risquent d’exploser eux aussi. Il y a plus de personnes qui quêtent ou qui se dirigent vers la criminalité, ou les deux.
Le système ne fonctionne pas, et ce, même si l’on avait la meilleure économie au monde, le meilleur PIB, je doute qu’il s’améliore. Il faut que le gouvernement révise ses dépenses, qu’il arrête de couper dans les services essentiels, mais hélas, les dégâts sont déjà faits. On ne peut revenir en arrière, est-il cependant possible d’espérer une nouvelle vision, avec de nouveaux dirigeants dans l’avenir ?
Je suis donc très inquiet pour l’avenir, le mien, et celui de nos générations futures. Les pauvres s’appauvrissent et on dirait que tout le monde s’en fout. La population en général mentionne n’avoir aucun pouvoir à cet effet. Comme Ponce Pilate, les gens s’en lavent les mains, personne ne veut porter l’odieux de cet enjeu qui, pourtant, nous concerne tous.
Gérard Favreau, camelot au Journal de rue de l’Estrie


