Pique-nique au train
Pour ma chronique d’automne, j’ai choisi de vous parler de deux sujets. Pour le premier, il s’agit d’une figure emblématique de mon enfance, ma grand-mère, Lucille Legault, la mère de ma mère nourricière. Pour le second sujet, j’aborderai les coupes à blanc.

Le pique-nique au train
Notre activité préférée, à ma grand-mère et moi, était nos « pique-niques au train ». Ma grand-mère préparait le tout, et nous partions le long d’une voie ferrée.
Nous mangions ensuite, nous faisions un concours et recherchions la plus colorée et la plus belle des feuilles. Drôle d’adon, j’ai grandi dans une bourgade qui se nomme Bellefeuille.
Un autre beau souvenir est que mon père biologique conduisait une locomotive pour la compagnie Lasalle Coat, qui est devenue Gaz Métropolitain par la suite.
Un jour, mon frère qui voulait me faire plaisir et qui savait à quelle heure le train passait au passage à niveau, m’a emmené à la voie ferrée.
C’est alors que j’ai aperçu la locomotive jaune avec mon père aux commandes. Ce moment a fait en sorte de déclencher chez moi la passion pour le monde ferroviaire.
Donc, ma grand-mère, qui savait que j’adorais les trains, m’emmenait fréquemment à ces endroits de prédilection pour moi, pour ma plus grande joie. Lorsqu’il y avait de ces magnifiques engins stationnés, je m’amusais à tourner autour et j’en profitais pour visiter leur système des commandes.
Une erreur pour la biodiversité
Je veux également vous entretenir à propos des coupes à blanc faites par les industries forestières, qui détruisent des forêts centenaires et qui reboisent avec seulement des épinettes, au grand damne des peuples autochtones. Ceux-ci ont compris que plus il y a d’équilibre, plus il y a de biodiversité.
Ce que ces entreprises font, c’est, ce que j’appelle une « Horreur boréale », ce qui est en fait une erreur boréale, parce qu’on n’a pas su conserver la biodiversité que les forêts prennent cent ans à créer et à équilibrer.
Est-ce la fin de l’humanité qui nous guette, un retour à la vie sous-marine, à l’ère des amphibiens, qui nous ramènerait avant l’ère des dinosaures, méchant recul n’est-ce pas ?
S’il n’y a plus de pollinisation, il n’y aura donc plus de vie terrestre.
Moi, qui ai été sensibilisé aux beautés de la nature grâce à ma grand-mère, je trouve désolant de voir que la biodiversité n’est pas préservée.
Sur une note plus joyeuse, je vous souhaite de profiter de l’automne.
Allez marcher en forêt, et peut-être trouverez-vous la plus belle et la plus colorée des feuilles (Bellefeuille), après avoir dégusté le meilleur des pique-niques.
Votre dévoué chroniqueur, Stéphane Duperron


