2026… On part ça comment, cette année-là?

1 janvier 2026 | Par François Fouquet | Partenaires d'affaires, vol. 24, no 1

Je jette un œil autour de moi. Parfois, je me dis que c’est grotesque. J’entends une sorte de colère qui gronde. Une colère qui cherche désespérément un endroit pour se drainer. La circulation automobile ne roule jamais assez vite. Les hésitations d’une personne avec qui nous partageons la route deviennent impardonnables. Les klaxons hurlent, les coups de poing sur le volant pleuvent… Grotesque…

L’arrivée de la nouvelle année est souvent synonyme de résolutions. Notre collaborateur, François Fouquet, nous partage ses réflexions à cet effet. Source : © Mylène Roy, 2025.

Si au moins nous nous choquions au nom des vrais enjeux. Mais non ! Nous en venons à le faire au nom de notre petite qualité de vie personnelle.

Les enjeux de performance et de course pour gagner de ce temps qui nous manque cruellement prennent toute la place, on dirait bien.

Alors, nous protégeons le confort qu’il nous reste. D’une mauvaise manière, mais « ça sort tout seul ! », me disait un ami… Là, nous nous retrouvons à essayer de prendre notre souffle au moment d’entamer l’année 2026. Nous constatons qu’une autre année s’est échappée dans le rythme minuté de nos vies.

Le temps des résolutions ?

Oui, je sais, c’est un concept discutable. Les résolutions ne tiennent pas la route. Elles n’avancent jamais assez vite pour se tailler une priorité dans notre quotidien qui roule à fond de train.

Perdre 10 livres. Se remettre en forme. Paraître plus à l’aise dans notre peau. Mieux gérer le quotidien. Inclure des passe-temps que nous délaissons trop souvent. Et quoi encore ?

Paraître bien pour être mieux. C’est souvent la solution que nous choisissons.

Au fond, quand nous y pensons, le besoin réel que nous avons est de trouver une forme d’équilibre.

Celui qui vient à bout des vertiges. Des vertiges de la personne qui n’arrive plus à se loger comme de cette autre personne qui cherche à toujours se surpasser plus pour conserver son train de vie. Personne n’est vacciné contre ces vertiges.

À défaut de pouvoir intervenir dans les solutions systémiques et sociales pour calmer ces vertiges, il reste la distribution minimale d’un peu de réconfort. Un réconfort que nous pouvons distribuer par un geste de solidarité, par un regard bienveillant, par un câlin rassurant.

Notre tissu social est en train de se détisser, il me semble. À défaut d’avoir entre les mains les outils pour le repriser, nous pouvons au moins porter attention aux humains qui y gravitent.

En commençant une nouvelle année, je me dis qu’une résolution toute simple de mettre des alertes sur nos bidules électroniques ou nos agendas pour nous rappeler d’être attentifs à l’autre au moins une fois par mois serait un départ !

Un effet d’entraînement qui viendrait déjouer des vertiges ressentis par des personnes, à gauche et à droite, sur notre chemin.

Je vous offre ce souhait comme un câlin pour débuter 2026 !

François Fouquet, directeur général de la Coopérative funéraire de l’Estrie

Partagez
[TheChamp-Sharing]