Je vêts bien, l’atelier
Classique est le qualificatif qui retentit sans équivoque dans mes ateliers quand je demande aux participantes de nommer leur style vestimentaire.

Majoritairement, celles-ci sous-estiment leur potentiel physique et stylistique. Rien de nouveau de ce côté me direz-vous ?
Avoir ou ne pas avoir de style, être ou ne pas être à la mode, condamner la mode ou en être victime, se soucier de son apparence ou être mal fagotée en glorifiant l’authenticité pour se rassurer, trop âgée, trop mince, la liste est longue et se rallonge d’année en année. Les pressions sociales sont insidieuses chez les femmes et il devient alors difficile de trouver sa place et de se positionner objectivement.
Que masque ce tiraillement relatif aux choix vestimentaires ? La peur des faux pas, la difficulté de se décrire, les hésitations par rapport à l’apprentissage de nouveaux styles, l’expérimentation d’une couleur jamais explorée ?
Le manque d’éducation vestimentaire est en partie la réponse à cette question. Le souci de son apparence diabolisé pendant des décennies par le clergé a laissé des traces dans nos mémoires.
Le regard et l’opinion des autres, l’obsession d’associer la mode à quelque chose de faux et d’artificiel et le manque d’espace public pour échanger sur nos rapports au vêtement ne font que ralentir notre compréhension des comportements vestimentaires.
Mais voilà que le vêtement n’est pas que chiffon et objet de consommation. Il est un messager de nos humeurs. Porter un vêtement est une façon de communiquer, de dire la place qu’on occupe.
Un vêtement seul n’est que tissu, la façon de l’habiter lui donne vie. Vous portez vos tenues avec conviction, hésitation, doute, fierté, retenue, séduction, assurance, voilà qui change la donne. Vous n’êtes pas des portemanteaux. La posture et l’âme que vous lui transmettez participent à définir votre personnalité et c’est là que les critiques intérieures prennent racine. La méconnaissance de soi est bien mauvaise conseillère dans un safari de magasinage.
Atelier
À la suite du succès de la conférence Je vêts bien du 27 août dernier à la Maison bleue de Sherbrooke au profit du Journal de rue de l’Estrie, une demande d’ateliers nous a été formulée.
Nous vous proposons donc l’atelier Je vêts bien, la mode s’expose, le vêtement s’explique. Tous les revenus sont versés au Journal de rue de l’Estrie.
Date : Samedi 2 mai
Durée : 3 heures (9 h à midi)
Coût : 65 $
Contenu : le vêtement outil de communication, la mémoire vestimentaire (les empreintes), les résistances, les phobies vestimentaires.
Pour plus d’informations : Lucb@lucbreton.com



