Le communautaire à boutte !
Pendant que le gouvernement « lance quelques miettes » de financement au milieu communautaire, les besoins explosent et les organismes s’épuisent. Le filet social s’effondre sous nos yeux, et les organismes qui soutiennent quotidiennement des milliers de personnes ne peuvent plus « compenser l’inaction gouvernementale ».

Plutôt que d’entendre la grogne populaire, ce gouvernement choisit « d’y mettre le couvercle » en agissant de différentes façons, notamment : à coups de lois adoptées sous bâillon, de « pseudoconsultations » et de décisions prises à huis clos.
Partout au Québec, les organismes voient affluer des personnes qui n’arrivent plus à se loger, se nourrir ou se vêtir. Les crises se multiplient, les inégalités se creusent, et les communautés s’essoufflent.
Pendant ce temps, les groupes communautaires — piliers essentiels du soutien social — doivent composer avec un « sous-financement chronique » qui met en péril leur mission. Ces organisations ne se limitent pas à fournir des services indispensables, elles assurent également un rôle de sentinelle démocratique, s’assurant que les droits des personnes sont respectés et qu’aucune personne demandant de l’aide n’est oubliée. Pourtant, le travail des gens qui s’y investissent est fragilisé par un manque de soutien qui ne peut plus être ignoré.
Appel à l’action
À Shawinigan et à Mékinac, des groupes ont refusé de se taire. Face au rehaussement dérisoire annoncé, ils ont levé la tête et dit : « ça ne suffit plus ». Ils ont sonné l’alarme, et rapidement la CDC de Shawinigan, la CDC de Mékinac et la TROC CQM se sont jointes au mouvement.
C’est ainsi qu’est né « Le communautaire à boutte ! », une grève sans précédent visant à faire comprendre au gouvernement que nous ne quémandons pas, mais nous exigeons la reconnaissance, le financement et le respect que mérite notre rôle essentiel dans la société. Du 23 mars au 2 avril, nous nous rassemblerons à nouveau pour marcher, débattre et agir collectivement. Car ce qui a commencé ici appartient à tout le monde.
Les revendications
Le mouvement énonce plusieurs demandes, entre autres : des conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs du communautaire, un financement adéquat pour la réalisation de la mission des organismes, une reconnaissance pleine et entière du rôle de chaque organisme et la protection de leur autonomie ainsi que la fin du financement précaire, lequel doit être remplacé par l’investissement dans le modèle communautaire en tant que pierre angulaire de la stratégie.
L’Estrie s’embrase
Le mouvement est également présent chez nous. En effet, les groupes d’action communautaire autonome de l’Estrie font partie de cette mobilisation massive qui s’annonce. Le message est sans équivoque : ça suffit!
Devant cette « violente destruction de notre filet social », les groupes communautaires de l’Estrie en appellent à une série de mobilisations, d’actions publiques et de perturbations sociales à venir au printemps 2026. Leur objectif rappeler que la justice sociale n’est pas négociable et que le bien commun doit redevenir une priorité.
Mobilisation nationale le 2 avril
Pour plus d’information sur le mouvement et sur le rassemblement du 2 avril à Québec, visitez leur site Web.

