Demandes d’aide et collaboration en hausse
Le Journal de rue présentait son bilan lors de son assemblée générale annuelle le 15 juin dernier. Le constat : les demandes d’aide ont été plus nombreuses et les personnes impliquées dans la production du journal sont toujours aussi passionnées !

Du côté des services de soutien, au volet psychosocial du Journal de rue, nous avons accueilli 70 personnes, soit 40 % de plus que l’an dernier. La moitié d’entre elles a été dirigée vers des ressources spécialisées, notamment pour le logement (37 %), le revenu (40 %), l’emploi (25 %) et le retour aux études (13 %). Quant à notre équipe d’intervention sociale, elle a encadré 33 camelots, dont 12 nouveaux. Cette équipe a aussi accompagné des usagers et des usagères dans la rédaction et la publication de 61 textes, une participation record ! Au total, 145 personnes issues de groupes communautaires et d’entreprises ont participé à la production du contenu du Journal de rue du 1er avril au 31 mars dernier.
Grâce aux subventions et à la générosité de nos membres, donateurs, donatrices et clientèle des camelots, nous pouvons poursuivre nos activités. Votre soutien est indispensable pour permettre à des personnes exclues du marché du travail de subvenir à leurs besoins en distribuant le Journal de rue.
Passage de 6 à 8 numéros par année
Le passage à une publication bitrimestrielle (toutes les six semaines) a permis de stabiliser les revenus mensuels des camelots de façon remarquable. Auparavant, le modèle bimestriel (tous les deux mois) créait des montagnes russes financières, provoquant une baisse de revenus au court des mois sans nouvelle parution.
Grâce au nouveau rythme de diffusion, cet écart de vente a été réduit de 63 %. C’est une baisse spectaculaire qui offre une plus grande stabilité financière aux camelots et leur permet de mieux gérer leur budget mensuel.
Bien que l’accélération de ce calendrier de production ait nécessité un investissement en ressources humaines, notamment par l’embauche d’une éditrice adjointe à temps plein pour soutenir la création du journal, les retombées pour nos camelots confirment la justesse de cette décision. Cet effort en valait pleinement la peine, car ces résultats sont directement liés à notre mission de lutte contre la pauvreté.
Au conseil d’administration
Nous soulignons le départ du conseil d’administration de trois femmes fortement appréciées par nos membres, qui maintiennent néanmoins leur implication dans les activités du Journal.
Suzanne Ménard, secrétaire-trésorière qui était en poste depuis deux ans, demeure la principale réviseure d’épreuve en assurant un regard final avant l’impression du journal afin de réaliser une publication soignée et de qualité sur le plan de la langue. Marie-Thérèse Lebeau a pour sa part troqué son rôle d’administratrice pour un poste d’intervenante sociale permanent. Elle est responsable de l’aide à la rédaction et au développement d’activités pour les camelots.
En terminant, je tiens à souligner le départ de Pierrette Denault du conseil d’administration du Journal après 11 ans d’implication au cours desquels elle a occupé les postes de secrétaire, vice-présidente et présidente. Son empathie, sa grandeur d’âme et son sourire chaleureux continueront à nous accompagner, car elle reste active au sein du comité de production, au plus grand plaisir de notre lectorat !
Nancy Mongeau, directrice du Journal de rue


