Un peu de respect pour la nature!
La consommation est le moteur de la croissance et du développement économique tout en étant un facteur économique contribuant énormément aux impacts environnementaux (Lefebvre, 2014). Quel dilemme!

En effet, depuis quelques décennies, l'humain fait des achats multiples de gadgets inutiles et de produits répondant à ses besoins de base. Cette mentalité de consommation est une action qui procure une satisfaction immédiate et est une manière de communiquer la personnalité pour plusieurs d'entre nous. C'est le bonheur par la consommation, sans souci des répercussions sur la nature. Ces actions vont à l'encontre de l'écoresponsabilité, car ce mode de vie produit des tonnes de rebuts qui finissent dans l'environnement chaque année. En général, il s'agit de produits à usage unique, non biodégradables, qui pourraient être recyclés ou réutilisés. Ces produits nuisent à la santé des êtres vivants et peuvent déstabiliser les écosystèmes. La résilience de certains écosystèmes s'affaiblit et pourrait devenir irréversible (Davoisne, SD).
Comment remédier à cet enjeu, du moins un peu? Les solutions sont parfois difficiles et drastiques : Retourner vivre à l'ancienne? Vivre de la simplicité volontaire? Tout acheter en vrac sans emballage? À défaut de pouvoir nous adapter facilement et rapidement, nous sommes capables d'améliorer notre façon de consommer graduellement. Le simple fait d'acheter des contenants et des sacs réutilisables, des aliments sans emballages, des produits plus durables, de louer ou d'emprunter des objets, est déjà un pas vers l'écoresponsabilité. D'autres solutions sont en cours. Depuis le 1er janvier 2024, en France, les produits alimentaires et textiles ont des étiquettes nommées éco score informant les consommateurs de l'impact environnemental des produits (Conso.eco, 2023). Jusqu'à ce que cette idée arrive dans notre pays, nous pouvons mieux choisir ce que nous consommons.
Les produits écoresponsables sont plus dispendieux à court terme, mais à long terme, ils sont souvent économiques. Par exemple, un verre à café jetable coûte 0,30 $ lors de l'achat d'un café au dépanneur du coin, alors qu'une tasse réutilisable coûte 10 $. En un mois, vous aurez pratiquement payé votre tasse réutilisable, si vous achetez un café par jour. Si la tasse réutilisable dure 1 an, vous aurez économisé environ 100 $. Si deux cafés par jour sont achetés au dépanneur, ça commence à valoir la peine de posséder une tasse réutilisable, en plus de moins contribuer à réduire la pollution de l'environnement.
Voici quelques questions à se poser afin d'être plus écoresponsable : Ai-je vraiment besoin de ce produit? Quelles sont les répercussions de ce produit sur l'environnement? Quelles sont les solutions de rechange respectueuses de l'environnement à mes produits? Où est ma tasse réutilisable?
Marie-Eve Benoit, pour l'équipe d'Action Saint-François


