Une rencontre avec Clément
Fort de son expérience antérieure comme camelot à La Tribune et à La Voix de l’Est, c’est avec un enthousiasme contagieux que Clément a rejoint la formidable équipe de camelots, en mai dernier. Quelques semaines plus tard, il accepte de venir me rencontrer au bureau pour me faire part de son impression par rapport à sa nouvelle occupation.

« J’aime beaucoup cet emploi qui me permet de rencontrer des gens, c’est comme une thérapie pour moi. » Il ajoute également qu’avec cet argent supplémentaire, il peut se payer « les frais de la vie », « tout coûte tellement cher », dit-il. Clément mentionne aussi que ce travail lui donne l’occasion de sortir de chez lui, de briser l’isolement, de se sentir occupé pour contrer l’ennui.
Lorsque je demande à Clément de me parler de lui, il énumère spontanément être minutieux et travaillant. Après notre conversation, je constate aussi qu’il est dévoué, généreux et sensible : « Si j’avais les moyens, j’aiderais les gens. » Il dit apprécier le fait de pouvoir rendre service à son prochain. Il lui arrive, à l’épicerie, d’aider une personne âgée en allant porter un panier à sa place par exemple. Il a aussi appris à être très débrouillard et persévérant : « Dans le problème, il y a la solution, il suffit de faire le premier pas pour qu’après tu en fasses un deuxième, jusqu’à la réussite. »
Monsieur se déplace à pied. Il dit marcher beaucoup, que cela entretient sa bonne forme physique. Parmi ses autres passe-temps, il regarde à la télé, des documentaires, des films, et particulièrement des sports. Cependant, il aime davantage assister à un bon match de baseball en personne. Il a joué au tennis dans le passé et souhaiterait pouvoir s’adonner à nouveau à cette belle activité.
Ce qui me frappe chez Clément, c’est que malgré les épreuves qui ont jalonné son parcours de vie, il arbore ce sourire sincère. Ce n’est pas pour rien que sa devise est « Souris à la vie et la vie te sourira ».
Longue vie au Journal, Clément.


