Des gens intelligents et tellement attachants
De septembre 2024 à mai 2025, j’ai travaillé bénévolement pour l’Association des personnes ayant une déficience intellectuelle. Chaque vendredi, les membres venaient jouer aux quilles, je leur disais quand c’était leur tour de jouer, et ce, parce que certaines personnes ne savaient pas lire. Croyez-moi, j’ai adoré ça, ce sont tout simplement des personnes charmantes. Elles savent donner de l’amour inconditionnel.

Lucie Roy, camelot au Journal de rue, nous raconte son expérience de bénévolat auprès de personnes ayant une déficience intellectuelle.
Maintenant, je vais vous faire part de ce qu’est la déficience intellectuelle. Pour commencer, la déficience intellectuelle est un état et non une maladie.
Les caractéristiques de la déficience intellectuelle sont : un retard de développement, des troubles du langage ainsi que des difficultés liées à l’apprentissage, aux repères dans le temps et dans l’espace, à la concentration, à la résolution de problèmes, à la mémoire à court terme, au maintien et à la généralisation des stratégies nouvellement acquises, aux liens logiques à faire entre les éléments et les évènements, pour ne nommer que ceux-là.
Ces caractéristiques altèrent le degré d’autonomie, qui varie selon le niveau de déficience intellectuelle de la personne.
Comment agir en présence d’une personne qui a une déficience intellectuelle
S’adresser directement à la personne et lui parler normalement sans l’infantiliser en faisant des phrases courtes. Être patient, c’est-à-dire, lui laisser du temps pour assimiler l’information et pour répondre. Cultiver son autonomie : ne pas faire les choses à sa place et lui offrir de l’aide au besoin. Ne pas porter de jugement, ne pas présumer ses incapacités ou de ses capacités, suivre son rythme et être toujours respectueux.
En terminant, voici le portrait d’une personne ayant une déficience intellectuelle.
Depuis plus d’un an, Marika, une femme de 23 ans, habite en appartement à Trois-Rivières.
Celle-ci travaille dans un magasin de vêtements et a adopté un chat qu’elle a nommé Mitaine. Ce dernier est plus qu’un animal de compagnie, c’est un confident, un ami et une motivation au quotidien. « Depuis que j’ai Mitaine, je fais beaucoup plus de ménage. C’est Mitaine qui fait la différence dans ma vie », confie-t-elle.
Avec sa famille qui habite tout près, son travail et son chat, elle se sent bien entourée.
Elle s’adonne aussi à des loisirs et fait du sport. Cet hiver, elle faisait partie d’une équipe de basketball.
Prochainement, elle souhaite sauter en parachute et faire l’ascension du mont Washington.
Donc, c’est un bel exemple que l’on peut mener une vie épanouissante, malgré un handicap.
Chaque année, une équipe du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec aide les personnes ayant une déficience intellectuelle.
Dans le cas de Marika, cela lui a porté fruit. Son cheminement est un bon exemple de l’autonomie qu’elle a acquise, avec sa volonté et les services appropriés qu’elle a reçus.
Pour plus d’informations : Association de Sherbrooke pour la déficience intellectuelle, 2065 Belvedère Sud, Sherbrooke, 819 346-2227
Lucie Roy, camelot au Journal de rue de l’Estrie


