L’Halloween à Sherbrooke : une fête de rires et de solidarité
L’Halloween, à Sherbrooke comme ailleurs, est d’abord un moment d’enchantement pour les enfants, marqué par des déguisements colorés, des sacs remplis de friandises et des rires qui résonnent dans les rues. Derrière les masques et les citrouilles, cette fête a aussi pris, au fil du temps, une dimension profondément solidaire.
UNICEF

Dès 1955, apparaissent pour la première fois à Sherbrooke les célèbres tirelires orange de l’UNICEF. Les enfants, déjà occupés à récolter des bonbons, reçoivent alors une mission supplémentaire : contribuer à améliorer le sort d’autres enfants à travers le monde.
Les résultats sont impressionnants. Dans les années 1960 et 1970, les petits costumés de Sherbrooke récoltent plusieurs milliers de dollars. Ces fonds servent à financer des projets concrets comme l’installation de systèmes d’eau potable, le soutien aux écoles, aux garderies et aux centres de maternité dans des villages défavorisés du monde.
Pour les enfants de Sherbrooke, l’expérience est donc double : ils s’amusent dans leurs costumes tout en découvrant qu’ils peuvent, à leur échelle, changer la vie d’autres jeunes comme eux.
Solidarité chez nous
Cette solidarité à l’Halloween ne se limite pas aux boites de l’UNICEF. Dans les années 1980, différents organismes et bénévoles se joignent à la fête pour en faire un moment de communauté.
Des clubs sociaux, comme les Optimistes, organisent des activités pour les familles, tandis que des commerces locaux distribuent des friandises pour appuyer la tradition. À la même époque, le personnage de Claude la Citrouille est inventé pour sensibiliser les enfants à la sécurité, mais aussi pour rappeler l’importance du partage.
La solidarité se déploie aussi grâce à des entreprises comme Bell Canada qui met à disposition, dans les années 90, une flotte de véhicules pour soutenir les célébrations. Dans cette même décennie, la Société de transport adapte des autobus afin de permettre aux enfants qui vivent avec un handicap de participer à la collecte de bonbons, alors que différentes associations organisent des soirées spéciales pour les jeunes ayant des besoins particuliers.
Aujourd’hui, les petites boites d’UNICEF sont moins présentes, mais Sherbrooke perpétue cette tradition de partage.
Derrière chaque déguisement, chaque poignée de bonbons offerte ou chaque collecte de fonds se trouve un même message : l’Halloween dépasse la chasse des esprits maléfiques ou la collecte de bonbons, axée autour des joies des petits comme des grands, elle est aussi une fête inclusive, où personne n’est laissé de côté.


