Le rêve de ma vie
Je vais vous raconter ce qu’il y a de plus merveilleux dans ce voyage que j’ai fait en compagnie de mon frère, cet été.

Notre périple a commencé dans la baie de Fundy, au Nouveau-Brunswick, où nous avons marché sur le fond marin, à marée basse, pour admirer les rochers Hopewell. C’était très impressionnant et nous recevions des avertissements lorsque la marée était sur le point de monter.
Par la suite, nous nous sommes dirigés vers le pont de la confédération pour nous rendre à l’Île-du-Prince-Édouard où nous avons pris le traversier à Souris à destination des Îles de la Madeleine.
Après quatre heures et demie de navigation, nous sommes arrivés dans l’archipel. Nous avons séjourné dans un sympathique bed and breakfast, chez Jean-Pierre. Pendant mon séjour sur l’île, mon plaisir a été de marcher sur le bord de la plage et de profiter de la quiétude de ce lieu paradisiaque. Mon frère et moi ramassions des coquillages pour sa petite-fille.
Ce qui m’a surpris, c’est que les Madelinots ont conservé leur fierté acadienne. Ils possèdent une identité culturelle et historique qui leur appartient, qui se distingue des autres régions du Québec. Un exemple révélateur, ce sont les maisons en bardeaux de cèdres, symbole du patrimoine architectural des Îles.
La population des Îles-de-la-Madeleine s’élève à 12 000 personnes en basse saison, tandis que pendant la haute saison, celle-ci atteint les 50 000 personnes. Assez impressionnant, d’où l’importance d’avoir des réservations, surtout en restauration.
En chemin vers l’Île d’Entrée, je me suis installé à l’avant du bateau. J’ai été émerveillé de voir que l’eau était totalement noire avec des taches bleu clair, une vraie toile impressionniste en direct. Quel beau spectacle ! Cela vaut assurément le détour. C’est un voyage dans le temps qui nous attend lorsqu’on y met les pieds : des chemins en terre battue, des maisons d’époque composent le paysage.
De plus, la nuit tombée, c’est difficile de se repérer dû à l’absence de lampadaires, sauf pour le quai bien entendu. Sur le monticule, le plus gros de l’archipel, nous pouvons apercevoir le Cap Breton au loin, à condition que la météo soit favorable.
Lorsque notre visite aux Îles a été terminée, nous sommes allés faire un tour en Gaspésie pour visiter entre autres le rocher Percé et l’Île Bonaventure avec ses incomparables fous de Bassan.
Quand j’étais en Gaspésie, ce qui m’a vraiment impressionné, ce sont les multiples parcs éoliens.
Après cette magnifique expédition, nous avons repris la route vers le Bas-Saint-Laurent et pris le traversier à Rivière-du-Loup pour nous rendre à Québec. Nous avons contemplé la chute Montmorency ainsi que le canyon du Mont-Sainte-Anne. Nous avons enfin terminé notre voyage par un petit tour de l’Île d’Orléans.
En tout, nous avons visité sept îles et pris quatre traversiers. Ce que j’ai apprécié énormément, c’est l’esprit de coopération des Madelinots et de jaser avec ceux-ci.
Un poète vit de rêves. Ce voyage va nourrir les miens, et m’inspirer pour mon écriture future concernant la version électronique
Bernard A. Couture, camelot au Journal de rue en collaboration avec Marie-Thérèse Lebeau, intervenante sociale au Journal de rue
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