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Me voilà, camelot pour le Journal de rue depuis plus d’un mois. Qui suis-je? Hubert Richard. Ce nom rime avec politique municipale, car je suis celui qui détient le record incontesté de participation aux élections municipales, soit au poste de conseiller ou à la mairie de Sherbrooke.

Je crois au bien commun. Le communautaire est aussi une bonne manière de s’impliquer. Ces dernières années, par contre, j’ai connu certaines difficultés personnelles.
Maintenant, je vise un objectif qui me sera essentiel pour ma prochaine campagne électorale : arriver à gérer mon budget.
Comme me l’a fait comprendre une amie qui ne l’a pas facile non plus : comment pourrais-je penser avoir la confiance des électeurs si je n’arrive pas à mettre des sous de côté ?
C’est sûr qu’en étant sur l’aide sociale, la pauvreté fait en sorte que l’argent est quelque chose d’éphémère et, jusqu’à une certaine limite, on apprend à vivre sans !
Mais, bon ! Être camelot, c’est être un travailleur autonome. Pour vendre des journaux, il faut avoir des liquidités pour d’abord en acheter. Ne serait-ce qu’un 10 ou 20 dollars, afin de pouvoir espérer me faire un 20 ou 50 dollars. Donc, l’idée, c’est de ne pas tout dépenser. C’est la chose que j’apprends en ce moment.
Camelot à Québec
Si vous ne me voyez pas ces temps-ci, c’est que je suis à Québec ! À faire quoi ? À faire la même chose, mais avec la gang de Québec. Les camelots de Québec, eux, vendent La Quête, soit une revue mensuelle avec le même principe d’autonomie financière pour personnes en situation précaire. Je dors donc dans les refuges de la Capitale.
En passant, j’aimerais remercier mes enfants qui m’ont encouragé à devenir camelot. J’avais peur que cela puisse les gêner, mais, au contraire, cela les rend fiers ! Du moins, il ou elles, car j’ai deux filles et un garçon, sont contents de me voir m’occuper ainsi, et de vous dire : « Bonjour, Bonsoir, Monsieur, Madame, un journal de rue ?



