Avant de te dire adieu, mon ami

Je suis remué à l’intérieur de moi à l’idée
Qu’un jour prochain tu ne seras plus qu’un souvenir
Ton sourire, tes yeux, incarnaient la joie de vivre
Toujours, je me souviendrai de ce jour doré de notre rencontre
Un être rempli d’entraide qui aimait bien plaisanter
Souvenir impérissable de connaître une grande amitié sincère
Jamais je n’aurais cru rencontrer une personne comme toi
Mes amis sincères, je les compte sur les doigts d’une seule main
Tu es un être débonnaire et sans malice, près de la perfection
Un ami comme toi, c’est un présent précieux que la vie nous offre
Ta maladie, tu as mon plus grand respect par rapport à ta résilience
Être serein devant la mort imminente, tu m’impressionnes
Je m’interroge sur ce mystère qui t’habite face à la fin de vie
Devant ce départ, les mots se figent lourds de regrets et de tristesse
Désolé, c’est trop pénible pour moi de voir un ami en fin de vie
Bernard A. Couture, camelot au Journal de rue


