Jeux vidéo : Passe-temps néfaste ou exutoire agréable?

1 décembre 2021 | Par Érick Gauthier | Chronique, vol. 19, no 6

Les jeux vidéo, que ce soit Nintendo, Sega, Xbox ou Playstation, tout le monde a déjà joué ou connait quelqu’un qui en possède. Mais la question est : Ce hobby comporte-t-il davantage de points positifs ou négatifs ? Essayons de décortiquer tout cela. 

 Commençons par le positif. Certains jeux peuvent aider à développer la mémoire et la logique en stimulant les capacités de prise de décision, d’organisation et de cognition. Ceux-ci sont souvent les jeux de rôle et les jeux de stratégie, dans lesquels le joueur doit prendre des décisions ayant un impact sur leur progression. En effet, de nombreux tests ont démontrés une amélioration de la mémoire surtout chez les personnes atteintes d’Alzheimer ! Certains jeux favorisent la vitesse de réflexion, conjointement avec la coordination entre les mains, les yeux, et le repérage spatial. Dans cette catégorie, nous retrouvons les jeux de tir à la première personne et les jeux de course. Ceux-ci sont utilisés pour améliorer la coordination des pilotes ou même du personnel de l’armée. Les jeux de casse-tête et énigmes peuvent aider la concentration, les aptitudes de résolution de problèmes et le sentiment de récompense et d’accomplissement. Certains troubles mentaux, ou de personnalité (comme l’autisme), s’estompent le temps que le joueur est «  dans sa bulle », et favorisent le contact humain par la suite. 

 Donc, où sont les points faibles ? Un des plus frappants est l’addiction. Chez certains, le désir de se rendre au prochain niveau ou d’être le meilleur, mène à des égos incroyables qui peut facilement mener au « bullying » en ligne, ou plutôt s’acharner sur ceux qu’ils trouvent « inférieurs » en les insultant. Un autre problème qui surgit, est le « gambling » ou l’incitation à dépenser de plus en plus d’argent pour rester au « top ». Certains jeux offrent même des boîtes de récompenses au contenu généré au hasard nécessitant un surplus d’argent réel et développent un appât du gain très prononcé chez certains.  

 Une utilisation fréquente de ce hobby peut aussi engendrer de la procrastination. Un manque de désir de se nourrir, se vêtir, se laver ou même de sortir prendre l’air ! Ce qui rend certains très solitaires, cela pouvant être même la cause de certains troubles mentaux ! Et oui, même si les jeux vidéo peuvent aider à guérir ou atténuer certaines déviances mentales ou comportementales, ils peuvent aussi en créer ou les aggraver! 

 En conclusion, de quel côté la balance penche-t-elle ? Cela dépend de l’individu et de ses capacités à comprendre qu’un jeu reste un divertissement et non un mode de vie. Si le jeu vous détend, tant mieux, amusez-vous ! S’il entrave votre vie sociale, c’est peut-être le temps de chercher de l’aide. 

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