Une thérapie dans un bol de soupe
Connaissez-vous la Chaudronnée de l’Estrie? Il s’agit d’un organisme formidable qui existe depuis le 17 novembre 1982 et qui offre un service de soupe populaire. Je fréquente l’endroit depuis deux ans et j’ai commencé à y faire du bénévolat depuis le 15 avril dernier. Et, je peux dire que j’aime bien le contact avec les gens, en plus de trouver cela bien valorisant.

Je souhaite rendre hommage à cet organisme et remercier l’équipe pour l’excellente collaboration que nous avons eue ensemble, pendant ces nombreuses années, où nous, le Journal de rue, étions locataires dans leur établissement.
La mission de la Chaudronnée est d’aider les gens en situation de haute précarité à combler leurs besoins primaires, en leur offrant des repas, comprenant la soupe, l’entrée principale, le dessert et deux breuvages à bas prix. Un brunch et un souper gratuits sont offerts une fois par mois. L’organisme offre aussi un service de dépannage alimentaire et un service de fiducie volontaire.
L’organisme à but non lucratif accueille 130 usagers et usagères par jour. En plus, il aide à briser l’isolement en offrant des ateliers de cuisine, l’atelier cœur à cœur qui permet d’échanger sur un sujet, les cafés rencontre, et bien plus.
Ses autres services comprennent la distribution de condoms, la distribution de matériel d’injection neuf, la distribution d’une trousse de naloxone ainsi que du soutien pour la réinsertion sociale.
La Chaudronnée organise aussi des fêtes pour différentes occasions comme l’Halloween, Noël, la Saint-Jean-Baptiste, des épluchettes de blé d’Inde, etc.
Les personnes vivant une situation difficile peuvent compter sur la présence d’intervenants et d’intervenantes qui sont là pour faire de l’écoute active, gérer les crises et les référer à des organismes au besoin.
Il y a quelques mois, une personne qui vivait dans la rue s’est présentée à la Chaudronnée avec un manque de repères. Les intervenants et intervenantes l’ont dirigée vers le projet Appart et elle a suivi une formation professionnelle pour retourner sur le marché du travail. Grâce à l’aide des intervenants et intervenantes de ce projet et de sa bonne volonté, cette personne a réussi à trouver un appartement et à décrocher un emploi.
En terminant, j’ai récolté quelques témoignages d’usagers et d’usagères qui montrent les différentes raisons de fréquenter l’organisme : « Je viens pour ne plus avoir à préparer de repas chez moi. », « Je viens pour faire des économies »,« Je viens pour briser l’isolement ».
Lucie Roy, camelot au Journal de rue
La Chaudronnée est située au 470, rue Bowen Sud.
Téléphone: 819 821-2311
Déjeuners de 8h30 à 9h30
Dîners 11h à 12h30
Les cartes repas offrent plusieurs possibilités:
La carte mensuelle à 20$
La carte valable pour 10 jours sans date d’expiration à 10$
La carte pour la journée à 2$



